Des fermes à ciel ouvert : le visage de Kernascléden jusqu’au XXe siècle
Au tout début du XXe siècle, Kernascléden était avant tout un village paysan, niché au cœur du Morbihan, où l’agriculture organisait le rythme de la vie. Les hameaux - Kermario, Kerbiquette, Kerchopine - rappellent aujourd’hui encore cette répartition en petites unités où chaque famille travaillait ses propres terres. Selon l’INSEE, la région du Centre-Bretagne comptait encore près de 80% d’agriculteurs en 1900 (source INSEE).
Ici, la polyculture était reine : blé, seigle, sarrasin, pommes de terre, et bien sûr le lin, que l’on retrouvait jusque dans la chapelle au détour de motifs sculptés. Les paysages étaient marqués par les champs ouverts, les prairies entourées de talus (appelés localement “bocage”), et l’élevage – vaches de race armoricaine, cochons et basse-cour.
- L’habitat traditionnel : longères en pierre, toits de chaume ou d’ardoises, parfois dotées d’un four à pain en commun.
- La vie communautaire : fêtes religieuses, travaux collectifs (la “taf” ou corvée de moisson), veillées hivernales venant rythmer le quotidien bien au-delà du simple travail agricole.
- L’eau et la terre : De nombreux lavoirs, dont celui de Kerchopine subsiste, témoignent de l’organisation collective des tâches domestiques.